Renonciation à une promesse de vente et application de la clause pénale

Une promesse synallagmatique de vente portant sur un terrain est conclue sous différentes conditions suspensives, dont celle d’obtention, par le vendeur, de la mainlevée des inscriptions grevant le bien.

Les documents sollicités n’étant pas transmis, les acquéreurs finissent par notifier au vendeur leur intention de renoncer à l’acquisition. Deux jours plus tard, par courrier électronique, le notaire, chargé de la vente, sollicite l’accord écrit du vendeur sur l'annulation de la promesse de vente à la suite de la renonciation des acquéreurs à l'opération. Le vendeur refuse alors de payer la somme de 18 000 € au titre de la clause pénale… « A tort », estime la Cour de cassation.

Les Hauts magistrats rappellent en effet qu'un courrier électronique d'un notaire, mentionnant l'annulation d'une promesse synallagmatique de vente, ne peut être interprété comme une annulation formelle de l'accord convenu entre les parties. En conséquence, la clause pénale prévue au contrat reste applicable et ne peut être privée d’effet. 


La décision de justice


Lire les commentaires (0)

Articles similaires

Derniers articles

Retraite européenne : une plateforme pour reconstituer ses droits acquis à l'étranger

Retraite européenne : une plateforme pour reconstituer ses droits acquis à l'étranger

16 Juin 2026

Baptisée « Find your pension », un nouveau service offre aux travailleurs mobiles une vue d'ensemble de leurs droits à la retraite cumulés à travers l'Europ...

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

16 Juin 2026

Avec un marché record en 2025 et des prix qui montent pour la cinquième année consécutive, la forêt française s'affirme comme un placement de long terme. GF...

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

16 Juin 2026

Impatients mais inquiets, les actifs de 45 à 64 ans se disent prêts à partir plus tôt, quitte à gagner moins. La deuxième vague du baromètre MIF x Odoxa rév...

Catégories